La typographie, c’est de l’UX (pas du style)

Eric Riou

1️⃣ La lisibilité avant tout
Si l’utilisateur doit forcer pour lire, il abandonne.
La lisibilité dépend de plusieurs facteurs simples :
Taille de texte suffisante (16px minimum sur web)
Contrastes respectés (pas de gris clair sur fond blanc)
Hauteur de ligne adaptée (1.4–1.6 pour respirer)
Une interface claire, c’est d’abord une interface lisible.
2️⃣ La typographie sert la hiérarchie
La typographie guide le regard, comme des panneaux de signalisation.
Elle montre ce qui est important → et ce qui l’est moins.
Alors, on joue sur :
La taille des titres
Le gras pour accentuer
L’espacement pour séparer
Le but : l’utilisateur comprend la structure du contenu en 3 secondes.
3️⃣ Le ton d’une marque se lit dans ses lettres
La typographie transmet une personnalité avant même qu’on lise les mots.
Une typo sans-serif moderne → efficacité, simplicité.
Une sérif élégante → tradition, sérieux, éditorial.
Une mono → technique, structuré, précis.
La question à se poser n’est pas “quelle typo est belle ?”,
mais “quelle typo raconte la bonne histoire ?”
4️⃣ Et si la typographie était une expérience émotionnelle ?
La typographie peut :
rassurer
fluidifier
ralentir
dynamiser
apporter du confort
renforcer une conviction
Elle agit sur le ressenti.
Elle influence le rythme de lecture.
Elle crée une ambiance.
Ce n’est pas du style gratuit.
C’est du design d’expérience.
Conclusion
La typographie structure l’attention, facilite la compréhension et façonne la personnalité d’une interface.
Elle est la voix du produit.
Si vous voulez un site fluide, clair et mémorable,
ne commencez pas par la couleur ou le logo.
Commencez par la façon dont ça se lit.
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